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Onélia&VOUS.com> 2e semestre 2021 N°28

 

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>>la star de l'hiver
//retour au sens

 

Je ne sais pas pour vous, mais pour ma part, j’attends toujours ma première caisse d’oranges de l’hiver, en provenance de Sicile avec beaucoup d’impatience et de joie. Chaque année au moment de la livraison, je suis dans cet état d’empressement. Ma première orange réceptionnée fait toujours l’objet d’une attention toute particulière ! J’en tire une au hasard de la caisse puis je l’ausculte avec minutie et délectation. Le fruit en main, délicatement, j’observe son apparence, parfois charnue, parfois svelte, sa rondeur. En même temps que mon pouce glisse sur l’écorce de l’orange pour en percevoir le grain, lisse ou granuleux, je m’attarde sur la couleur de sa robe. Est-elle brillante et éclatante ou à l’inverse fade et pâlotte? Ma contemplation s’accompagne invariablement d’un doux parfum plus ou moins sucré venant du fruit, provoqué par le frottement délicat de mon pouce. Alors que j’attrape un couteau de l’autre main, je m’interroge sur ce qu’elle va m’offrir, cette première orange tant attendue, entourée de toute mon impatience. Va-t-elle m’apporter de la douceur, une vitalité nouvelle, retrouvée? Son goût produira-t-il un sentiment d’évasion? Cette orange là sera-t-elle une invitation au voyage, même immobile? Un feu d’artifice d’images colorées et ensoleillées? Ou à l’inverse, fera-t-elle remonter en moi des souvenirs lointains que ma mémoire sensorielle aura associée à ces oranges de Sicile? Proust avait ses Petites Madeleines et tout modestement je me retrouve avec mes Belles Oranges?
Le couteau en main, je dépose l’orange et arrive alors le moment fatidique. L’instant de vérité ultime. La minute oû tout est révélée. Alors que la lame s’enfonce dans l’écorce, je retiens presque mon souffle. Il me reste encore quelques fractions de seconde... Est-elle juteuse? Normalement, modestement ou étonnamment? Les deux moitiés côte-à-côte, j’observe encore sa chair, sa pulpe, comme des petites gouttes de fruit gorgées de bienfaits! Puis avec le plus grand soin je retire l’écorce et la peau d’une des deux moitiés et la savoure religieusement. Les premières réponses me sautent aux papilles! Enfin, pour parfaire mon verdict, je presse avec minutie la seconde moitié en guettant jusqu’à la dernière goutte obtenue. En portant le verre à mes lèvres, je détaille la nuance de couleur du liquide offert par le fruit et j’en hume la complexité. Puis enfin, j’en déguste tous les arômes et apprécie chaque saveur !
Petit rituel qui ne se conclut jamais de la même manière. Chacune de ces premières fois est différente. Et chaque année je constate avec délectation que ces oranges siciliennes ont un goût inimitable et inégalé que j’apprécie tant. Les différentes oranges de provenances diverses et de latitudes plus ou moins éloignées que j’ai pu goûter n’ont jamais su m’offrir cette générosité, cette saveur et ce parfum. Depuis une quinzaine d’années que je connais ces oranges de Sicile, je confronte régulièrement mon objectivité à la réalité. Et il y a ce fruit authentique et original, puis il y a les autres. Ce n’est pas mon intégration récente dans l’Equipe Onélia qui ternit mon jugement. Et pour paraphraser ce que mes collègues ont déjà pu écrire par le passé, avant d’être «vendeuse» d’oranges, je suis avant tout consommatrice. Donc je ne me vois pas vendre des produits que je n’aime pas consommer. Influenceuse mais sans le filtre des réseaux sociaux. Et c’est sans filtre non plus que la consommatrice que je reste, a constaté que la qualité des oranges livrées l’hiver passé ne m’a pas apporté avec autant de plaisir, tous ces mouvements et pensées. J’ai été déçue. Ce sont d’autres pensées qui m’ont alors envahie... en tant que consommatrice, mais aussi en tant que vendeuse d’oranges. Et de pensées en questionnements, d’interrogations en silences, la décision a été prise. Onélia change de fournisseur et passe au bio. Donc moi aussi, consommatrice, j’ai pris ma décision : je continuerai à manger des oranges de Ribéra. Personne ne m’a forcée la main. Je me suis laissée convaincre par le goût. Les saveurs du fruit ont guidé mon choix de consommatrice indépendante... mais certes un peu privilégiée. Car oui, j’ai déjà goûté ces merveilles !
Je vous explique.
Un producteur sicilien nous contactait régulièrement depuis quelques années. Rien de très formel. Juste un mail succinct de présentation. Jusqu’au mois de novembre dernier, nous n’y avions jamais prêté grande attention. Alors que nous étions encore loin du marasme qui allait survenir dans les semaines suivantes, ce producteur suscita notre curiosité intéressée. Au sein de l’Equipe Onélia nous nous sommes interrogés sur la différence qui pouvait exister entre des fruits bio et conventionnels cultivés sur le même terroir. A la suite de quelques échanges, début décembre, nous avons réceptionné quelques caisses de ces agrumes issus de l’agriculture biologique. Et je ne croyais pas que la différence puisse être si marquée. Le goût de ces produits répond à beaucoup d’attentes ci-dessus déclinées et même plus encore.
Laissez-moi vous parler de la star de cet hiver 21/22 : l’orange bio de «l’azienda» BioAgriCortese.
Cette orange bien ronde a une peau épaisse, granuleuse et d’une couleur orange éclatante. Ses quartiers sont charnus et son jus est incomparable tant par son goût que par son équilibre.
Grâce au nouveau partenariat contracté, Onélia vous propose cette orange star parmi les stars. Ces fruits sont produits dans les orangeraies situées en divers endroits du terroir bien particulier de Ribéra et selon les règles strictes et contrôlées de l’agriculture biologique. Valério, notre nouveau partenaire, qui connaît bien son produit et sa production nous a déjà indiqué que la production n’est pas illimitée. Aussi, de ce fait, nous débutons cette nouvelle saison avec une limitation de la «ressource» oranges bio. Et de cette nouveauté radicale bien que compréhensible, vont découler d’autres changements.
Pour les changements qui concernent la livraison et ses modalités, je vous invite à lire l’article spécialement consacré à ce sujet. Pour le reste, je continue.
Ces oranges sont présentées dans un seul et unique conditionnement : une caisse de 10kg pour un prix de 26,70 euros. Fin de la valse hésitation entre le plateau de 4,5 kg et la caisse de 15kg ! Toutefois survient une nouvelle salve de questions : dois-je commander une caisse de 10kg ou deux? Avec une seule je n’en aurai pas suffisamment jusqu’au 2e tour... Mais 20kg, n’est-ce pas trop? Et si elles se gâtent rapidement comme l’hiver passé?
Questionnement légitime.
Pas d’inquiétude, nous allons mettre tout cela au clair.
Nouveau produit = nouvelles règles.
L’orange est un produit vivant. Comme pour tous les autres fruits, l’orange est soumise aux paramètres du cycle de maturation naturelle. Il convient de la stocker dans des conditions optimales pour réduire les agressions qui pourraient nuire à sa bonne conservation. Cette partie là, je pense que vous maitrisez.
Néanmoins, si malgré les soins apportés par Valério et son équipe, vous constatez rapidement que vous avez des oranges impropres à la consommation dans une même caisse, vous avez la possibilité de porter réclamation.
Simplement et comme suit :
Dans un délai maximal de 5 jours calendaires suivant la livraison des fruits au point mentionné sur le bon de commande, vous envoyez des photos montrant l’état de décomposition des fruits concernés issus d’une même caisse, à partir du 6ème fruit impropre à la consommation, à l’adresse mail habituelle oneliaetvous@free.fr
Après étude de votre requête, (analyse de photos, recoupement d’informations, traçage de lots), votre réclamation pourra être compensée par un bon d’achat selon un barème établi. Valable trois mois, ce bon d’achat pourra être utilisé pour les oranges du second tour ou sur les commandes d’épicerie suivantes.
C’est un changement de paradigme.
Désormais, il n’est plus possible de prévoir dans sa commande des oranges supplémentaires en vue de remplacement de fruits qui pourraient parvenir abimés sur le point de livraison. La «ressource» oranges bio que nous vous proposons est limitée. Aussi, nous ne pouvons pas être dans cette compensation systématique voire anticipée sans preuves de problèmes de qualité.
Nous avons constaté depuis quelques hivers qu’un glissement s’était opéré au niveau des réclamations. Il n’est plus laissé une part d’aléatoire au vivant et au cycle naturel de vieillissement du fruit. Je parle ici de saison «normale». Et la saison 25 n’a pas eu grand chose de «normal». L’exigence générale repérée depuis de nombreuses années à plusieurs niveaux et dans de nombreux domaines a même touchée Onélia. Consommateurs pressés, nous voulons tout, vite, à tout moment et sans défaut. Comment exiger d’un produit vivant ce qui n’est même pas possible d’un produit manufacturé ? Vous attendez beaucoup de ces oranges et je suis comme vous. Je ne m’en cache pas. Si le client reste au cœur de notre travail de distribution chez Onélia, il n’en reste pas moins que nous devons en tant que vendeur re-clarifier ces règles, qui étaient déjà en vigueur dans le passé mais qui ont fini par se dissoudre dans la baisse de qualité subie ces derniers hivers. On ne réclame pas un fruit en remplacement pour un seul fruit abimé ou maqué dans une caisse. On n’anticipe pas la mauvaise qualité du fruit sans connaître celle du fruit dont la réception est à venir. Encore une fois, il s’agit ici d’un produit vivant, qui favorise le vivant. Le vivant de la terre qui le fait croitre et le vivant du consommateur qui le savoure ! ■

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