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>>Onélia Oranges Tour

//La valeur de l'échange

C omme la question n’a pas encore été abordée, disons-le clairement, de façon franche et directe : la saison 24 ne comportera que 2 tours de livraisons. Pour la troisième année consécutive, il nous apparaît indispensable de maintenir cette cadence à deux temps. D’autant que la saison passée nous a prouvé s’il était besoin que cette cadence n’est pas la réponse absolue aux difficultés rencontrées sur la conservation du fruit. La pluie tombée à Ribéra début septembre n’est pas non plus l’alpha et l’oméga de la qualité. Les semaines sont encore longues avant que les oranges n’arrivent chez vous. De nombreuses péripéties peuvent encore s’abattre. Aucune volonté de notre part de noircir le tableau. Pas de colapsologue dans nos rangs. Espérance et confiance font bien meilleur ménage que crainte et angoisse. Il faut avouer aussi que cela fait maintenant quelques hivers que nous avons cessé de courir après la saison «parfaite». Celle qui se déroulerait sans aucune difficulté, conformément aux prévisions et aux attentes. Comme sur le papier. Comme dans un rêve... Nous n’allons pas vous servir le poncif sur rêver sa vie ou vivre ses rêves. Ce serait malvenu. Une saison d’oranges, malgré la préparation et les préparatifs, c’est la réalité. Du concret. Et quand bien même nous pourrions anticiper tout ce qui est en notre capacité, ce ne sera jamais comme dans... ou comme sur... Parce que dans la réalité nous ne sommes pas seuls. Et entre autre chose, nous ne faisons ni la pluie et ni le beau temps. Cette capacité relève d’un niveau d’expérience et de compétence que nous ne prétendons pas avoir. Et il en est de même pour bien d’autres sujets et facteurs extérieurs.
Dans notre réalité, nous faisons des livraisons. Et nous nous employons à les faire bien. Du mieux que nous pouvons en conjuguant avec les fameux sujets et facteurs extérieurs. Preuve que nous sommes dans la réalité et que malgré nos efforts et notre bonne volonté celle-ci peut quand même finir par nous contraindre : le prix des oranges a augmenté. Nous n’allons pas tourner autour du pot et faire de grands mystères ou de fortes incantations. La réalité nous a rattrapés. C’est fou comme elle court toujours plus vite que nous. Alors que nous espérions sincèrement que le programme de regroupement des points de livraison et l’amélioration des moyens de livraison nous permettraient de contenir la hausse encore une année supplémentaire, au moins, la réalité nous a doublés. Nous ne nous apitoyons pas sur notre sort, qui n’est pas triste. Cette réalité, ou plus exactement, ces réalités, sont les mêmes pour tous. Vous et nous. Dans notre vie. Notre quotidien. Et même eux, là-bas. Les réalités du monde, comme on dit. Celles-là même qui nous rappellent nos limites. Celles-là mêmes qui nous incitent et nous encouragent surtout à ne pas rester seul, isolé dans notre coin mais tout à l’inverse qui nous poussent au partage, à l’entraide et à l’action. Attention, nous n’avons pas dit à la révolution. La Liberté guidant le peuple d’Eugène Delacroix ne porte pas une veste Onélia Distribution. Non. Vous aurez, bien entendu, compris que nous parlons ici des valeurs que nous portons et défendons depuis près de 25 ans, avec ou sans veste Onélia. Aucun esprit révolutionnaire, de contestation ne nous est tombé dessus durant l’été. Non, cet été, comme pour tous, c’est la chaleur qui nous est tombée dessus. Toutefois, la seule fièvre qui nous habite et dont nous ne voulons surtout pas guérir est encore et toujours celle de l’échange. Amener ici le meilleur de là-bas. Faire valoir la différence aussi par la spécificité des productions locales pour ne pas participer à une économie lisse, niveleuse des cultures et des traditions spécifiques. Citoyen du monde, certes, mais aussi habitant d’ici et curieux de là-bas. Des différences qui rapprochent plus qu’elles n’éloignent. Des particularités qui se rejoignent, qui se mélangent et qui se répondent plus qu’elles ne se confrontent. Accueillir ici un peu de là-bas. Et inversement. Dans sa complexité. Pas de produits standardisés et globalisés. S’enrichir de l’échange. Se nourrir de l’échange. Et nourrir cet échange. Equilibré. Réalité. Pas une réalité faite de quelques gagnants, dont nous ne ferons jamais partie, et de nombreux perdants, dont nous ne pourrons jamais nous extraire. Pas d’esprit révolutionnaire, mais pas non plus d’esprit idéaliste poursuivant une utopie que nous n’atteindrons jamais et que nous ne verrons jamais nous rattraper! Mais nous défendons cela depuis longtemps. L’équilibre de l’échange. Parlant presque d’équité. S’il est possible de concevoir, au moins sur le plan de la pensée, des échanges qui soient valorisants pour l’ensemble des protagonistes, nous sommes convaincus qu’il faut transposer cette pensée dans les actes. Qu’elle quitte le seul terrain de la pensée et qu’elle s’inscrive dans la vie. Et nous n’employons pas ici le mot de réalité à dessein. Qu’elle quitte le terrain de la pensée et qu’elle entre sur le terrain, le vrai. Celui du match. Sur le terrain du match qui oppose des échanges déséquilibrés et parfaitement inégaux à une vision bien plus équitable et éthique de l’échange. Cette vision, cette pensée, cette approche de l’échange qui confine au partage. Aucun humanisme bon teint, ni bonne conscience de salon. Pas d’utopie non plus. C’est une volonté, un objectif. Une autre réalité que nous ne maitrisons pas dans son entièreté. Et pourtant c’est cette réalité que nous vous invitons à partager avec nous. Et avec eux. Cet hiver. Encore. Ensemble.

 

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