Stock épuisé.
Quantité minimum d'achat
La quantité minimum d'achat n'est pas atteinte

Retour à l'Edito <<

Article précédent <<

 

>>Onélia Oranges Tour

//valeurs & perspectives

Parmi les facteurs qui pourraient influencer une reconduction du passage à 2 tours de distribution sur le plus long terme, il y a bien évidemment, et prioritairement, la «disponibilité» de fruits de qualité, en quantité suffisante pour contenter l’ensemble des commandes. Conscients que ce recentrage des livraisons de janvier-février ne sera peut-être pas la réponse absolue et la fin définitive d’éventuels problèmes de conservation, de mûrissement ou tout autre évènement météo de plus ou moins grande ampleur capable d’amputer voire de décimer les orangeraies. La qualité du fruit est la priorité. Déjà, il y a 15 ans, au sortir de la saison 6, hiver 2001/02, nous avions abandonné le 4e tour de distribution de mars pour ces mêmes raisons. Pas suffisamment d’oranges de la qualité attendue pour satisfaire convenablement aux attentes. Si à l’époque la mesure avait été présentée immédiatement comme définitive, nous sommes moins catégoriques aujourd’hui, mais pas moins réalistes. Enjeux et conséquences n’étant plus de même mesure en 2017 qu’en 2002. Sans négliger le volume de moins de 90T de la saison 6, l’impact sur «la chaîne logistique» amont en général et les producteurs en particulier est bien plus important aujourd’hui. Bien davantage de personnes et de familles concernées. Là-bas, en Sicile et tout autant ici, en France. La saison 22 et ces 2 tours un peu contraints aura aussi valeur de test de ce côté-ci de l’échange. Mais n’anticipons pas trop ! Il nous appartiendra en temps utile de dresser le bilan de cette expérience et d’envisager la suite dans les meilleures conditions... pour éviter notamment d’être confrontés aux pertes de marchandises que nous avons tous subies des 2 côtés de l’échange entre Sicile et France. Que les oranges aient été livrées ou non.
Pour preuve que les enjeux d’aujourd’hui ne sont plus du tout à la même mesure qu’il y a 15 ans, la quantité que notre régisseur a refusée d’expédier cette saison représente près des trois-quarts de la saison 6. Une autre dimension. Sans toutefois revenir aux quantités de la saison 6, nous préférons envisager un peu moins d’oranges que ces 2 ou 3 dernières saisons, mais en mettant en place les mesures qui permettent d’obtenir les meilleures conditions pour atteindre la qualité de produit et de service visée. Malgré les 4 000 caisses qui n’ont jamais quitté Ribéra, le chiffre de celles qui sont arrivées en France est très important. Témoin cette année encore de votre engagement pour cet échange équilibré, ce commerce réciproque.
85 838 caisses et  22 248 plateaux, soit 1 474T d’oranges. Comme toujours, le chiffre, le résultat n’est pas une finalité en soi, mais il est repère, marqueur de la progression, partie visible d’un mécanisme aux rouages multiples comme les aiguilles de l’horloge indique l’heure. Et facilement comparable. Le résultat n’a en tout état de cause que la valeur qu’on lui accorde. D’autant plus que cette saison, ce chiffre est tronqué car il représente les oranges arrivées «effectivement». Il devait, il aurait dû être plus élevé de 64T environ... mais pas à n’importe quel prix. Nous n’avons pas suffisamment la culture du chiffre et le culte du résultat pour faire venir de la marchandise dans l’unique but de faire reluire un chiffre qui perdrait le sens et l’intérêt que nous pourrions lui accorder. Qui se fierait à une pendule en sachant qu’elle n’indique pas la bonne heure? Par ailleurs, nous sommes déjà passablement embarrassés de devoir remplacer des fruits sur des caisses qui «ne sont pas censées» poser de problèmes, pour s’éviter l’affront de devoir jeter des camions d’oranges entiers avant même la livraison.


Donc 1 474T, voilà pour le chiffre, 12,9%, voilà pour la progression. Cette saison encore, nous n’allons pas dérouler davantage de chiffres. Nous gardons cela pour l’année prochaine, ou la distribution sur 2 tours nécessitera à coup sûr plus de détails et de comparaisons par mois et ou par variétés. Sachant que depuis plusieurs années, nous serions en mesure de vous abreuver de chiffres divers et variés, et autres comparaisons ou parallèles en tous genres. Du nombres de points de livraisons par secteurs et par mois jusqu’aux saisies quotidiennes de commandes en passant par le volume de carburant consommé... Que de chiffres... pas très intéressants...
Ce qui compte vraiment, c’est l’engagement de tous et l’implication de chacun. Cela est difficilement quantifiable, cela n’a pas d’unité de mesure fixe, mais c’est bien cela qui a le plus de valeur. Et parce que nous savons, nous sommes conscients que ce n’est jamais acquis, que cet engagement n’est pas sans fin et cette implication sans limite, bien au-delà des quantités et des chiffres mesurables, ce sont ces marques de confiance, ces preuves de solidarité et ces témoignages de fidélité qui font ici et là-bas le moteur de notre motivation et le carburant de notre reconnaissance. Comme pour les producteurs, et l’ensemble des personnes impliquées dans ces échanges réciproques, sans votre participation, les hivers seraient plus rudes et les années bien plus sombres, il est important pour eux, de vous transmettre des remerciements sincères et de vous témoigner toute leur gratitude.■

Retour à l'Edito <<