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Onélia&VOUS.com> 2e semestre 2021 N°28

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>>Onélia Oranges BIO Tour
//fondements & fondations

 

Effet collatéral de l’abandon des oranges conventionnelles au profit des oranges certifiées bio, pour la première fois depuis longtemps, très longtemps, nous entamons la saison en connaissant déjà le chiffre de la fin, celui des quantités totales. Le chiffre des oranges importées de Ribéra que nous présentions au printemps suivant. A quelques palettes près, ce chiffre est déjà connu. Comme nous l’avons déjà écrit par ailleurs, le nouveau fournisseur BioAgriCortese nous a clairement indiqué que la «ressource» oranges bio n’était pas extensible à l’infini, ni au-delà! Et bien que nous n’ayons pas forcément anticipé cette contrainte, une fois la chose entendue, elle parait tout à fait logique. Et même souhaitable. S’il n’y avait pas de différence de «rendement» entre agriculture biologique et conventionnelle, on pourrait s’interroger...
Par ailleurs, notre interlocuteur nous a aussi expliqué qu’outre la limitation de la ressource naturelle, il n’était pas en mesure de s’engager sur des volumes élevés pour des raisons techniques. Ce qu’il nomme la confezione. La confection en bon français. Le moment entre la cueillette des oranges et leur départ à proprement parlé. Pour faire simple, la mise en caisse et la palettisation. Lorsque nous lui avons dit qu’il fallait environ 35 camions, cela lui convenait. Quand nous avons ajouté que ce n’était que pour le premier tour, cela ne convenait plus. Alors quand nous avons mentionné les 65 camions nécessaires à la réalisation d’une saison complète, en temps normal, ou plus habituel, c’est-à-dire hors saison 25, son propos a été d’une clarté limpide : «je ne vais pas m’engager sur quelque chose que je n’ai jamais fait dans de telles proportions et prendre le risque de bâcler le travail.» Et d’en remettre une couche en précisant que, selon lui, sur un temps de distribution si court, personne de censé ne pourrait s’engager sur un tel volume pour de l’orange bio. Cela se passe de commentaire.
Sauf si nous allons au bout de ce que la saison 25 nous a forcés à initier.
Sauf si nous reconsidérons en profondeur nos usages, notre fonctionnement et nos façons de faire. La saison 26 ne peut se faire que si nous acceptons de sortir du marbre dans lequel nous avons gravé nos pratiques. Quitter ce qui s’apparentait à une zone de confort pour faire autrement. Changer l’essentiel, garder le fondamental. Changer, s’adapter, se réinventer sans jamais se renier.
Nous y sommes.
Perpétuer l’échange, maintenir le partage, valoriser l’humain et le travail, défendre nos valeurs. Fondamental. Et après ?
Changer l’essentiel. Remettre à plat nos années de pratiques dans un état d’esprit différent pour accepter que des choses doivent changer. Contribuer à leurs changements. Acter et programmer les changements, même contraint. Et programmer fait partie de nos méthodes ! Cela ne semble pas très nouveau. Pourtant, nous avons abordé cet exercice d’une façon radicalement différente. Et pas uniquement à cause de la limitation de la ressource. Non. De la situation collective toujours inextricable dans laquelle nous nous trouvons depuis mars 2020 à la saison 25 catastrophique, les conséquences sont loin d’être anodines.
Puisque l’orange est le fruit originel, le moteur de l’échange, nous avons opéré un retour à l’origine. Le nouveau produit implique des nouvelles conditions. Nous ne les qualifions pas davantage. Ni bonnes, ni mauvaises, juste nouvelles.
Ainsi la desserte d’un point de livraison est fixée à 1200€ contre 500€ l’hiver passé. Cela signifie que la somme de la commande ou des commandes livrées sur un point précis doivent atteindre ou dépasser ce montant. En dessous de ce montant, la commande ne sera pas validée et la livraison ne sera pas exécutée. Une petite exception peut toutefois venir modérer cette condition pour les commandes comprises entre 800 et 1200€ dont l’adresse de livraison se situe à proximité d’un point de livraison regroupant plus de 1200€ de marchandises. Pour éviter que cette proximité soit mesurée au mètre élastique, nous avons fixé les limites à celle de la commune. Même nom et même code postal. Il y aura à coup sûr des effets de bordures mais cette règle à l’avantage d’être claire. Ni bonne, ni mauvaise, mais claire.
Cette logique de regroupement des commandes et de centralisation des livraisons était celle qui présidait au démarrage de l’activité. Nous nous en étions progressivement éloignés pour un tas de raisons, mais sans en mesurer, pleinement et correctement, impacts et conséquences.
L’autre condition presque nouvelle concerne les départements desservis. Alors que nous avions dû la mettre en place en catastrophe l’hiver passé, la liste des départements desservis reste identique. A l’inverse cela implique que les 34 départements fermés aux livraisons le restent encore cette saison. Nous n’entretiendrons pas de faux espoirs en vous affirmant que l’ouverture sera sûrement pour la saison d’après. Non. Nous préférons vous dire clairement que nous ne savons pas du tout quand nous pourrons reprendre les livraisons d’oranges sur les départements concernés. Si nous avons pour objectif de pouvoir maintenir les conditions de montant de commandes à l’identique sur au moins 2 ou 3 saisons, nous préférons ne pas nous avancer au sujet des départements «fermés».
Enfin, pour qu’il n’y ait pas de méprise, il est évident que la limitation de la ressource ou la mise en place des nouvelles conditions ne sont toujours pas les prémices de la saison parfaite. Non. Encore une fois. Ce ne sera pas celle-là. Il va falloir un temps de rodage. Le temps que tout se mette en place correctement, nous devrions l’entrevoir pour la saison suivante. Ou celle d’après. Au pire pour la saison qui suivra celle d’après... De façon optimiste, dans les dix saisons à venir, il y en aura forcément une qui se passera mieux que les autres. Au moins une. Et on ne va pas conclure en disant que la 26 se passera mieux la 25, c’est trop évident !■

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